mardi 17 mai 2011

Facebook, Twitter, quelles différences ?


Ce sont les deux plus gros réseaux sociaux depuis maintenant quelques années. Si le premier est bien connu de tout le monde, particuliers comme professionnels, le second est encore en phase grandissante. Il n’est pas rare que l’on entende parmi ses amis ou clients “je ne vais pas sur Twitter car je suis déjà sur Facebook”. Cette réflexion est un non sens étant donné que ces deux plateformes sont complètement différentes, et dans l’utilisation et dans les retours qu’on peut s’attendre à avoir.
Tout d’abord, la première grande différence entre les deux réseaux est le côté “ouvert” (public) ou fermé (privé). Sur Facebook , on assiste à une course à la privatisation des données et à la confidentialité, ce qui est l’inverse sur Twitter dans la majorité des cas. Les mentalités sur les deux réseaux sont différentes. Sur Facebook, on ne garde que ses amis proches, ses amis réels, et on n’en veut pas forcément plus alors que sur Twitter , il existe une course aux “followers”. Cette course à la visibilité est liée au caractère ouvert du réseau, c’est-à-dire qu’il permet à n’importe quel utilisateur d’aller voir le contenu publié par un autre, sans en demander la permission. Cet aspect n’existe pas sur Facebook  et c’est la raison même de la course à la confidentialité des infos à laquelle on assiste. D’un point de vue marketing et “social CRM” (relation client), il est donc beaucoup plus intéressant d’être présent sur Twitter que sur Facebook. Même s’il est possible d’avoir accès à certaines discussions qui se tiennent sur Facebook (par des profils pas forcément amis, cf photo, recherche effectuée sur le mot “saucisson”), on voit mal une marque s’insérer dans ces échanges. Pour rester dans la thématique, on voit mal aussi Cochonou ou Justin Bridou aller parler à ces gens qui discutent d’apéro pour essayer de leur vendre des saucissons. Cela est trop intrusif et serait mal perçu par les utilisateurs. Sur Twitter, cela est possible et lorsque correctement fait, la marque n’est pas considérée comme étant intrusive.
La deuxième grande différence entre ces deux géants du web 2.0 est l’exportation en dehors de leurs propres plateformes. Sur le sujet, Facebook l’emporte de loin. Grâce à son fameux système “open graph”, ses boutons “like” et ”share”, “like box” et autres outils intelligemment mis à disposition des sites Web, Facebook s’exporte et se positionne comme LA source d’informations de données personnelles. Twitter est loin derrière dans ce domaine. En même temps, Twitter ne dispose pas de la même quantité d’informations sur ces utilisateurs, ou en tout cas, pas les mêmes.
A chacun son utilité, ses forces et ses faiblesses. D’un point de vue professionnel et marketing, les deux sont intéressants et doivent être utilisés conjointement. Dans les stratégies possibles, on peut conseiller d’utiliser Twitter comme un outil de “Social CRM” pour trouver des “prospects” qualifiés et discuter avec eux (Social Engagement) ainsi que comme un outil de “visibilité” pour accroître sa notoriété et son influence. Le rôle donné habituellement à Facebook et aux pages d’entreprises est quant à lui plutôt tourné “stockage” et fidélisation de communauté. L’animation se fait à fréquence plus espacée et le contenu publié n’est pas le même.
Après tout ce que l’on vient de raconter, on ne peut pas partir sans pousser un petit “coup de gueule” quand même pour rigoler un peu. Les deux réseaux sont différents. Ils ne fonctionnent pas de la même manière, les personnes n’y parlent pas le même langage et pas à la même fréquence. Pourtant, on continue de voir beaucoup de flux de tweets relayés automatiquement sur des profils personnels Facebook. La fréquence des tweets étant bien supérieure aux updates de statuts classiques de Facebook, ces flux sont au final considérés comme du “spam”. Un, car trop fréquent et deux, car souvent incompréhensibles aux utilisateurs de Facebook. Par exemple, ce tweet  n’a rien à faire sur Facebook : “#ff @Locita @Flo__Hernandez #Socialmedia”. N’est-ce pas?

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