Oui ce sont bien 18 Millions d’euros qui ont été levés par IT Translation il y a quelques jours afin de financer des entreprises technologiques issues de la recherche. Aux grands maux, les grands moyens, et l’entrepreneuriat dans le milieu de la recherche avait bien besoin de ce bon coup de pouce financier pour conquérir plus largement le marché.
IT Translation est une société de capital risque qui se présente comme “un accélérateur de création de valeur“. Concrètement il s’agit d’un outil financier dédié à la création d’entreprises dans le domaine des sciences et technologies de l’information et de la communication. Afin d’atteindre ses objectifs, IT Translation vient donc d’annoncer une levée de fonds conséquente au près de CDC Entreprises (8 Millions) et l’INRIA (10 millions) pour investir durablement et de manière rentable dans une dizaine de startups technologiques pendant les huit prochaines années.
Une excellente nouvelle pour le milieu de la recherche français, car on le dit et le répète régulièrement que nous avons les plus brillants ingénieurs et scientifiques, mais que ce potentiel n’est pas suffisamment exploité en terme de création, par manque de fonds et d’accompagnement. Aujourd’hui IT Translation jouera ce double rôle d’investisseur et d’accompagnateur avec une équipe qui bénéficie d’une expérience significative et d’une notoriété aussi bien dans le milieu de la recherche que dans celui de la création d’entreprise.
Le portefeuille de cet organisme, que j’ai encore du mal à situer entre l’accélérateur et le Capital Risque classique, sera principalement constitué de startups fondées par des « chercheurs entrepreneurs » avec une forte valeur technologique et un potentiel économique et financier prometteur. Lors de l’annonce de sa création il y a deux jours, IT Translation présentait déjà 5 startups qui ont bénéficié d’un financement d’une moyenne de 300k€ chacune. Ces levées en amorçage, devraient également être un levier qui permettra à ces jeunes entreprises de bénéficier du financement d’autres dispositifs.
Une des startups concernées par ces levées de fonds, Antelink, a déjà été couverte dans nos pages, avec ses deux produits phares dans le secteur de l’Open Source : Release Cooker etAntepedia.
Le reste du portefeuille de ce nouvel accélérateur est constitué de 4 autres startups technologiques tout aussi intéressantes :
- Golaem : Un éditeur de logiciel spécialisé dans le peuplement de maquettes numériques par des humains virtuels dotés de mouvements complexes et de comportements individuels et collectifs.
- Lyatiss : Un éditeur de logiciels spécialisés dans les technologies Cloud et réseau.
- Powedia : Une startup qui commercialise une plateforme en ligne innovante de production automatisée de vidéo pour ce qui serait la télévision de demain.
- Sysfera : Un éditeur de logiciels conçus pour le management d’infrastructures HPC hétérogènes et distribuées dédiées aux applications intensives, permettant ainsi aux utilisateurs de ces applications de disposer d’un Cloud privé.
- Lyatiss : Un éditeur de logiciels spécialisés dans les technologies Cloud et réseau.
- Powedia : Une startup qui commercialise une plateforme en ligne innovante de production automatisée de vidéo pour ce qui serait la télévision de demain.
- Sysfera : Un éditeur de logiciels conçus pour le management d’infrastructures HPC hétérogènes et distribuées dédiées aux applications intensives, permettant ainsi aux utilisateurs de ces applications de disposer d’un Cloud privé.
Ce n’est certainement pas des produits aussi « sexy » que les multiples startups de web services qui fleurissent actuellement sur la toile, mais l’enjeu technologique est de taille. Au delà de la rentabilité financière garantie aux investisseurs par l’outil d’IT Translation, les secteurs aux quels s’attaquent ces jeunes entreprises sont clairement des marchés d’avenir industriel et leur produits ont aussi la capacité de s’imposer de manière compétitive sur le marché international si leur stratégie de développement est menée à bien. La somme investie par l’INRIA dans ce fond d’amorçage provient d’ailleurs d’une précédente sortie très réussie de la startup française ILOG rachetée par IBM en 2008. Ces nouvelles startups ont à leur tour l’occasion et le potentiel technologique suffisant pour réaliser des succcess storiesentrepreneuriales aussi intéressantes.

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