Bo.lt, c’est ce service online (donc l’accès est encore restreint par un système d’invitations et de file d’attente) qui s’était notamment fait connaître par des vidéos virales telles que celle du bébé qu’on emmenait se faire tatouer l’éléphant, emblème de bo.lt, en échange…d’un iPad pour ses parents !
Le principe de bo.lt, plus amusant qu’intuitif, est simple. Bo.lt vous permet de modifier toute page web dont vous aurez préalablement entré l’url dans l’interface. Libre à vous ensuite d’en modifier les textes, les images, etc. Créer un clone donc…et le personnaliser.
Amusant certes, mais ça sert à quoi ?
Démonstration de Jamie Roche, co-fondateur de Bo.lt :
“Remixing the web” ?
A le croire, Bo.lt est donc un outil qui permet de personnaliser ou d’optimiser le contenu des pages en vue de les partager. Optimiser le contenu, c’est notamment retirer les éléments parasites (publicités, menus, etc.) afin de transmettre un contenu focalisé sur l’essentiel. La démonstration n’est cependant pas tout à fait convaincante, un partage de lien (ou un tweet) étant bien plus rapide et simple à réaliser, surtout pour transmettre, comme dans son exemple, une annonce immobilière… A noter également que toute page n’est évidement pas modifiable en l’état, on pense notamment aux contenus Flash.
Une fonction sociale
Le discours est simple : partager un message, plutôt que partager un lien.
Partager une page en tout cas (autrement qu’en transmettant son url) n’est en effet pour l’heure pas chose si aisée. Si on veut pouvoir transmettre un contenu qui ne nécessitera pas de connexion active pour être ouvert, il faut recourir au bon vieux “enregistrer sous” du navigateur utilisé, ce qui génère une page html associée à un dossier, les deux étant nécessaires à l’affichage de la page. Pas très simple…
De plus, Bo.lt s’est doté de fonctions résolument tournées vers cette vocation d’échange du contenu édité. Sur le tableau de bord de l’utilisateur, chaque page créée est dotée d’un compteur de visites, d’un module d’échange (Twitter, Facebook
, générateur d’url), et le fil “Community Activity” présente les nouveaux membres et les pages actives.
Mais sinon ?
D’un point de vue professionnel, une utilité assez logique pourrait être de faciliter l’échange entre concepteurs de sites web et clients. Soit dans un sens pour montrer des exemples personnalisés à partir de pages “modèles”, soit dans l’autre afin de montrer les modifications désirées sur un contenu proposé.
On voit en revanche assez vite poindre les limites ou plutôt les excès potentiels d’un système qui permet de s’approprier un contenu et de le modifier. Au-delà des problèmes de droit d’auteur qui peuvent se poser, on imagine les canulars et autres arnaques qui peuvent découler des fonctionnalités du service. Tout novice va en effet pouvoir éditer un contenu proche d’un site “référent” et y publier ce qu’il veut… donc, par exemple modifier la une d’un site média et en faire une capture d’écran qu’il diffusera comme bon lui semble, idem pour le site “corporate” d’une entreprise… A noter qu’on peut également facilement rediriger un nom de domaine personnel sur la page créée…
Daniel Resac, un blogueur, entrevoit quant à lui une finalité éducative de Bo.lt qui permettrait, à des fins d’enseignement, d’éditer par exemple la page Facebook
d’Abraham Lincoln ou de simplement voir ce que les étudiants feraient “s’ils contrôlaient le web”.
En tout cas, si de votre côté vous avez des idées et que l’utilisation vous tente, 3 comptes sont en stock pour les plus rapides d’entre vous !
Sinon, faire la demande directement là : bo.lt. Ce qui permet déjà de personnaliser votre demande d’invitation..et de la partager. Il paraît que ça augmente vos chances d’avoir un accès rapidement !
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